Pour les parents
Ce que votre enfant va apprendre en le vivant.
Votre enfant va d'abord lire, comprendre et calculer : la bibliothèque « Je lis, j'invente, j'entreprends » lui donne des connaissances utiles — la lecture, le calcul en FCFA, la comptabilité, l'usage des outils informatiques, des repères sur l'argent et le monde. Puis, avec ses camarades et un formateur, il met ces savoirs à l'épreuve dans une vraie activité : un petit budget, un cahier de comptes, des clients. On vous explique tout, sans langue de bois.
Vos questions
On vous répond franchement.
Mon enfant va-t-il manipuler beaucoup d'argent ?
Non. Les budgets sont modestes et plafonnés (souvent 15 000 à 30 000 FCFA par équipe), financés par de petites cotisations et, si besoin, une subvention de l'école. Le caissier est le trésorier de l'équipe, et chaque mouvement est écrit dans le cahier, consultable à tout moment.
Qu'est-ce que mon enfant apprend concrètement ?
D'abord des connaissances utiles partout : la lecture (la bibliothèque « Je lis, j'invente, j'entreprends » — histoires, mots nouveaux, questions), le calcul en FCFA (prix, marges, budgets, partages), la comptabilité (chaque franc écrit, daté, justifié), l'usage des outils informatiques (le cahier et la vitrine sont tenus sur la plateforme, depuis le téléphone). Puis, en l'équipe, le métier choisi : services, agriculture, électronique, commerce… Chacune de ces disciplines est évaluée par le formateur.
Qui contrôle ce qui se passe avec l'argent ?
Un formateur est assigné à chaque équipe. Il valide le budget, suit les ventes, vérifie le cahier et — surtout — c'est lui seul qui peut clôturer le cycle, avec une confirmation explicite où la somme des parts doit correspondre exactement au solde réel. Aucune répartition n'est jamais exécutée automatiquement.
Puis-je voir ce que fait mon enfant ?
Oui, à trois niveaux : le cahier de comptes de l'équipe, que votre enfant peut vous montrer depuis son téléphone ; la cérémonie de clôture, où le bilan est présenté publiquement ; et la vitrine publique du programme (Vitrines & exploits), où les réussites validées par l'encadrement sont publiées.
Et si l'activité perd de l'argent ?
Ça arrive, et c'est un apprentissage. La perte est écrite, analysée en séance avec le formateur (prix trop bas ? achats trop gros ?), et le cycle suivant repart de cette leçon. L'enjeu pédagogique est de comprendre, pas de spéculer.
Que devient le bénéfice ?
À la clôture, il est réparti en trois parts décidées en cahier des charges : une part réinvestie dans l'activité, une part reversée aux membres, une part reversée à l'école. La clôture passée, l'équipe est figée : plus aucune écriture n'est possible.
Ça empiète sur les cours ?
Le programme est parascolaire : les ventes ont lieu au portail de l'école ou au marché après les cours, et les séances d'encadrement sont organisées par l'établissement. La gouvernance reste entièrement à l'école : c'est elle qui inscrit ses équipes et ses formateurs.
Des connaissances utiles, écrites dans un vrai cahier.
Le cahier de votre enfant existe réellement, ligne après ligne — et la bibliothèque se lit librement. Le découvrir aussi, en quelques minutes.