La méthode
Apprendre en pratiquant, pas en écoutant.
Le programme suit une méthode simple : lire, comprendre, pratiquer, puis passer au réel. La bibliothèque donne les connaissances — lecture, calcul, comptabilité, informatique — sous forme d'histoires et d'ateliers. Ensuite, par équipes encadrées, les élèves créent une vraie mini-entreprise : un budget réel, un cahier de comptes, des clients. Ce n'est pas une simulation : chaque franc écrit dans le cahier a été reçu ou dépensé, et chaque discipline s'apprend en servant le projet.
Comment ça s'apprend
Je lis, je comprends, je pratique, je passe au réel.
- Je lisUne histoire par unité : des personnages ouest-africains qui grandissent, des situations de tous les jours.
- Je comprendsMots nouveaux, questions, calculs guidés : chaque leçon se vérifie dans la lecture.
- Je pratiqueL'atelier pratique : le défi d'entrepreneur, le calcul en FCFA, la manipulation réelle.
- Je passe au réelDans l'équipe encadrée, tout devient vrai : l'argent, les clients, le bilan — et la fierté de finir.
Le cahier de comptes
Chaque franc est écrit, daté, vérifié.
Voici le cahier d'une véritable équipe — « Teranga Project ». Le solde de caisse se recalcule à chaque écriture, sous les yeux de tous les membres et de leur formateur. Sur la plateforme, les élèves remplissent le même cahier, ligne après ligne, depuis leur téléphone.
Argent réel, jamais simulé : les montants correspondent à de la caisse physique. Rien ne passe sans le formateur, et la clôture du cycle exige sa confirmation explicite.
| Date | Écriture | Montant |
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Le parcours
Quatre jalons, du premier coup de crayon à la cérémonie.
L'équipe ne passe au jalon suivant qu'une fois le précédent validé par son formateur.
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L'idée : un produit réel, vendable, à leur échelle. Photo Pexels. Jalon 1 — Idée
L'équipe choisit son activité réelle — commerce, service, production agricole, bricolage technique ou électronique — et le formateur valide la faisabilité : produit ou prestation, clientèle, prix de départ, sécurité. Une idée modeste mais concrète — des colliers, un jardin de bas-fond, une réparation de radio, du savon — vaut mieux qu'un vaste projet flou.
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Les cotisations réunies : chaque franc est noté avant de partir. Photo Pexels. Jalon 2 — Budget
Les membres cotisent, l'école peut subventionner. Le budget cible est fixé puis approuvé par le formateur : matière première, emballage, petit transport. Le trésorier l'écrit au cahier, et le solde de caisse fait foi pour tout le cycle.
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Au marché : ventes et achats passent tous par le cahier. Photo Pexels. Jalon 3 — Vente
Achats de matière première, ventes au marché ou au portail de l'école : tout passe par le cahier de caisse. Le trésorier vend, note, recalcule — et la semaine suivante, l'équipe analyse avec le formateur ce qui a bien vendu et ce qui a traîné.
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La fierté du bilan : un solde qui correspond à de vraies ventes. Photo Pexels. Jalon 4 — Bilan & répartition
Le formateur clôture le cycle en cérémonie : le bénéfice réel est réparti en trois parts publiées dans le cahier — réinvestissement dans l'activité, part des membres, part de l'école. La clôture passée, l'équipe est figée : plus aucune écriture possible.
Autour du parcours, des modules de connaissances (comptabilité, calcul commercial, hygiène, relation client, initiation à l'informatique) sont assignés aux équipes et évalués par les formateurs : chaque savoir est pratiqué parce que le projet en a besoin — la comptabilité au cahier, le calcul sur les prix, l'informatique sur la plateforme, les sciences appliquées dans l'atelier ou le jardin. Et en amont, la bibliothèque « Je lis, j'invente, j'entreprends » donne à chacun la lecture, le calcul et les repères du monde. Les réussites de chaque cycle sont visibles publiquement sur la page Vitrines & exploits.
Un cahier, une équipe, des connaissances qui restent.
Les élèves et l'encadrement se connectent ici ; la bibliothèque se lit librement ; les parents et partenaires ont leurs pages.